Webinaire de solidarité pour la justice climatique : des voix du Canada et de la Zambie
Le 20 avril 2026, les membres fondateurs du mouvement L'Heure d'agir ont réuni en ligne leurs communautés et partenaires pour un Webinaire de solidarité pour la justice climatique. Cette rencontre d'une heure visait à reconnaître et à célébrer le travail continu de VIDEA, partenaire de soutien de la campagne, en matière de justice climatique.
Le webinaire a mis ce travail en lumière à travers la force de la solidarité mondiale. Des personnes du Canada et de la Zambie qui dirigent des programmes de justice climatique dans leurs communautés y ont pris la parole, jumelées d'un pays à l'autre pour faire ressortir des préoccupations, un leadership et des solutions en commun.
Les intervenantes et intervenants
Lily, fondatrice et directrice générale d'une organisation qui porte la voix des jeunes en Zambie.
Stéphanie White, engagée dans l'action climatique à Edmonton, en Alberta.
Michael Sanguisso, leader climatique à Lundazi, dans l'est de la Zambie, au sein de Women for Change, où il accompagne environ 400 jeunes.
Janelle, originaire de la Sturgeon Lake Cree Nation, membre de l'équipe de justice climatique de VIDEA à Edmonton, où elle travaille avec cinq jeunes leaders autochtones.
Animatrices
Tina, représentante des organisations de coopération volontaire de L'Heure d'agir.
Hilary, de l'équipe de VIDEA.
Animé par Tina, qui représente les organisations de coopération volontaire derrière la campagne, et par Hilary, de l'équipe de VIDEA, le webinaire s'est déroulé avec interprétation simultanée. Des personnes du Canada, de la Zambie, de la Tunisie, du Nigeria et de Djibouti y ont participé.
Dès l'ouverture, chacun était invité à offrir une reconnaissance territoriale ou à nommer un cours d'eau auquel il se sent lié. Rivière Saskatchewan Nord, rivière Richelieu, rivière Rouge, lac Okanagan, rivière Lundazi en Zambie : le clavardage s'est vite rempli de lacs et de rivières.
Tina a rappelé le message central de la campagne : toute action compte, qu'elle soit petite ou grande, ici comme ailleurs dans le monde. Elle a aussi remercié les organisations de coopération volontaire qui portent L'Heure d'agir ainsi que le gouvernement du Canada, par l'entremise d'Affaires mondiales Canada.
Qu'est-ce que la justice climatique ?
Premier duo de la séance : Lily, fondatrice et directrice générale d'une organisation jeunesse en Zambie, et Stéphanie White, d'Edmonton, en Alberta.
Pour Lily, la justice climatique, c'est reconnaître que les personnes qui ont le moins contribué au problème, par exemple celles qui n'ont jamais pris l'avion, sont souvent les premières à subir la chaleur extrême. Pour Stéphanie, c'est nommer une injustice et faire davantage pour protéger les personnes les plus touchées.
Sécheresse en Zambie, insécurité alimentaire à Edmonton
En Zambie, Lily a décrit une sécheresse si grave que le pays l'a déclarée catastrophe nationale. Presque tous les agriculteurs ont été touchés, et certaines régions ont perdu près de 80 % de leurs récoltes. Sans assurance adaptée ni moyens d'acheter des intrants, les familles agricoles se retrouvent sans filet. Aux sécheresses s'ajoutent les inondations. « C'est vraiment injuste », a-t-elle souligné.
À Edmonton, Stéphanie a mis en lumière un autre visage de la crise. Une grande partie des aliments y est importée, et la hausse des coûts de transport fait grimper les prix. Résultat : l'accès à une alimentation saine et nutritive devient un enjeu de sécurité alimentaire. Les étés plus chauds et plus secs amènent aussi de la fumée qui affecte la santé, jusque dans sa propre famille.
Des réalités différentes, mais un même constat : partager ces expériences permet de reconnaître qu'on n'est pas seul.
Ne prendre que ce dont on a besoin
Invitées à parler des savoirs qui guident leur action, les deux intervenantes se sont rejointes. Stéphanie a évoqué la réciprocité avec la terre : ne pas prendre plus que nécessaire, et remercier la Terre-Mère pour la pêche et les récoltes.
Lily a partagé un enseignement semblable transmis dans sa communauté. Face à une déforestation importante en Zambie, elle encourage ses collègues à faire circuler ce savoir. Les arbres nourrissent et abritent les animaux, et les prochaines générations doivent pouvoir compter sur ces ressources.
L'espoir vient des jeunes
Qu'est-ce qui leur donne espoir ? Pour Stéphanie, ce sont ses enfants et les jeunes de sa communauté, qui trouvent des façons concrètes d'agir. Pour Lily, ce sont les élèves qui dessinent des arbres et parlent de changement climatique à l'école, les communautés qui choisissent de protéger les forêts, et l'arrivée de cuisinières qui réduisent la dépendance au charbon de bois.
Des projets portés sur le terrain
Le second duo réunissait Michael Sanguisso et Janelle. Michael est leader climatique à Lundazi, dans l'est de la Zambie, au sein de Women for Change. Il y accompagne environ 400 jeunes dans des projets communautaires liés au climat.
Janelle, originaire de la Sturgeon Lake Cree Nation, vit à Edmonton, aussi appelée amiskwaciy (Beaver Hills House). Membre de l'équipe de justice climatique de VIDEA, elle travaille avec cinq jeunes leaders autochtones. Leur démarche passe notamment par le récit : raconter avec les jeunes l'histoire de l'eau et du territoire pour mieux en prendre soin.
Pour ouvrir la discussion sur la solidarité mondiale, le message était clair : elle commence par le partage de l'information.
Toute action compte
Ce webinaire l'a montré : de la rivière Lundazi à la rivière Saskatchewan Nord, des personnes agissent chaque jour pour leur eau, leur terre et leur communauté.
Pour poursuivre l'engagement, découvrez les initiatives de justice climatique de VIDEA et joignez-vous au mouvement L'Heure d'agir.
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